God bless les Pieds Nickelés. Quand je cite mes BD préférées, j’ai toujours tendance à oublier ces trois là. Pourtant c’est génial. J’ai dû lire une quinzaine d’albums de ci de là, trouvés dans les greniers de mes grands parents et même si les auteurs changent souvent c’est toujours drôle et épique. C’est d’une délicieuse anarchie burlesque, ça moque Giscard ou René Coty, mais c’est surtout une belle illustration de ce que la fainéantise a de magnifique. A chaque nouvelle histoire Croquignol, Filochard et Ribouldingue se retrouvent sur la paille et s’esquintent le ciboulot pour trouver la bonne combine qui leur permettrait d’en faire le moins possible pour s’en foutre plein les fouilles. Leur admirable inventivité leur fait vivre des aventures toujours plus croquignolesques qui se terminent en général au trou dont ils finissent heureusement par s’échapper, mais souvent sans un radis. Mais l’important c’est de ne pas travailler et de rigoler un bon coup. Vive la vie, et vive les Pieds Nickelés.
(Il y a 1 an)