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The bedroom, Vincent van Gogh

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The bedroom, Vincent van Gogh

(Source : )

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“You wanna play me?” – Napoleon Dynamite (2004) (via iwdrm)

“You wanna play me?” – Napoleon Dynamite (2004) (via iwdrm)

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(via chamoi qui remercie l’œil de @lendla et son appareil photo)

(via chamoi qui remercie l’œil de @lendla et son appareil photo)

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Le travelling ressuscité

Au commencement était le train. À sa sortie, l’un des tous premiers films de l’histoire du cinéma : L’Arrivée d’un train en gare de la Ciotat avait terrifié ses spectateurs : « Ce court métrage a eu un impact particulièrement durable ; oui, il a provoqué la crainte, la terreur, et même la panique… » peut-on lire sur Wikipédia.

Quelle aurait pu être la réaction de ces mêmes spectateurs s’ils avaient été confrontés à Unstoppable, le dernier film de Tony Scott ?

Hum, hum.

Oui, parce que, disons-le, le sujet de base d’Unstoppable n’est pas beaucoup plus palpitant que celui de son illustre ancêtre. En fait, c’est la même chose : tout est dans le titre. Pourtant, et si la force majeure du film tient dans sa mise en scène (sur laquelle je vais tâcher de revenir un peu en détails), le développement de ce sujet simple est brillant, porté par une écriture savamment rythmée.

Pour bien situer Tony Scott, il faut s’imaginer que si ce mec mettait en scène La Belle au bois dormant, le prince y tenterait de réveiller la miss à grands coups de piqures d’adrénaline. Devant Unstoppable, la Belle c’est nous, avec dans les yeux des dizaines de piqures, comme autant de banderilles sur le corps meurtri d’un taureau blessé. Tony Scott est un torrero psychopathe qui accomplit, par l’enchainement frénétique des plans, la mise à mort du spectateur. Petite mort, certes, mais quelle mort. À la Ciotat le train s’arrête, chez Tony Scott, la masse ferroviaire monstrueuse qui s’abat sur nous est innarêtable.

Car si Unstoppable est un film passionnant, c’est essentiellement pour deux raisons :

  1. Une éblouissante représentation de la masse. Plus lourd que lourd ; par les angles de caméra et le montage du son il réussit à charger le train d’un poids écrasant. La mécanique presque organique rappelle ici Duel de Steven Spielberg.
  2. Le travelling permanent. En mouvement constant, qui plus est sur des rails, le film n’est que travelling. Explorant ce mouvement de caméra par tous les angles et toutes les vitesses, Scott ressuscite le travelling. Ça bouge, ça bouge et on ne veut pas que ça s’arrête.

Par l’efficacité de sa mise en scène Unstoppable fait passer allègrement la faiblesse des codes classiques du film de catastrophe pour produire une expérience totalement jouissive. Sur un sujet relativement similaire, notamment au travers des scènes de panique dans les centres de contrôle, mais échappant à l’imaginaire de l’européen moyen il surpasse ici Vol 93 de Paul Greengrass (film d’actualité relativement marquant, mais film catastrophe complètement raté).

Voilà. Et sinon je <3 Rosario Dawson.

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Mouais&#8230; (via @Saeptem)

Mouais… (via @Saeptem)

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Mon très cher Howard…

C’est l’un de mes grands chantiers à venir : m’attaquer sérieusement à la filmo d’Howard Hawks. Je n’ai quasiment rien vu à part le sublime Rio Bravo, 5 ou 6 fois, le grandiose Scarface et La Captive aux yeux clairs.

Ce week-end, je découvrais enfin un nouveau film de ce cinéaste dont la filmo semble n’être composée que de chefs-d’oeuvres : Le Port de l’angoisse avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall.


Femme fatale à la cigarette extrait de Le Port de l’angoisse

Le sujet, adapté d’un roman d’Hemingway, rappelle pas mal Casablanca. On y retrouve la colonie française pendant la seconde guerre mondiale, le bar avec piano, Bogart bien sûr, et des dialogues qui, à peine prononcés, devaient déjà sentir le mythe. Bacall y est superbe dans son rôle de femme de caractère ; ses yeux de chat et son impressionante stature donnent à son personnage un relief époustouflant. Bref… c’était bien !

Je vais donc continuer à creuser un peu du côté de chez Hawks, en commençant a priori par Le Grand Sommeil, que j’ai aussi en DVD, et dans lequel on retrouve le même couple. En attendant si vous avez des titres à me conseiller, vous n’avez qu’à siffler…


Bacall Whistle extrait de Le Port de l’angoisse

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Le plan le plus triste de l’histoire du cinéma.

Il était temps que l’amateur de la Nouvelle Vague que je suis voit Monika de Bergman. Le regard caméra de la belle Harriett Anderson avait suffit à me convaincre qu’il s’agissait sans doute là d’un de ces grands incontournables qui résistent encore et toujours à ma cinéphilie.


Le regard-caméra ultime extrait de Monika

Or Monika n’est pas qu’un magnifique film. C’est, pour la Nouvelle Vague, un film absolument précurseur. Hors courant puisque datant de 1953 (6 ans avant A bout de souffle), le long-métrage de Bergman a, à l’évidence inspiré, le mouvement.

A son sujet on trouve ici quelques mots de Godard soulignant l’importance du film pour le cinéaste :

« Il faut avoir vu “Monika” rien que pour ces extraordinaires minutes où Harriett Andersson, avant de recoucher avec un type qu’elle avait plaqué, regarde fixement la caméra, ses yeux rieurs embués de désarroi, prenant le spectateur à témoin du mépris qu’elle a d’elle-même d’opter involontairement pour l’enfer contre le ciel. C’est le plan le plus triste de l’histoire du cinéma. »

Il y aurait pas mal de choses à dire sur la scène sexy et controversée à l’époque sur la plage et sur la mise en scène du couple chez Bergman. Il y aurait aussi à lui renvoyer la balle en signalant l’influence de Truffaut sur Scènes de la vie conjugale. Il y aurait…

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«&#160;Wait hum&#8230; like&#8230; REALLY&#160;?&#160;» dans Manhattan (un film de Woody Allen, 1979)

« Wait hum… like… REALLY ? » dans Manhattan (un film de Woody Allen, 1979)

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It doesn’t matter anyway.