Le Tumblr d'IMtheRookie | Des choses à dire, à montrer, à partager...
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[…] la passion est d’essence, faite pour être vue : il faut que cacher se voie : sachez que je suis en train de vous cacher quelque chose, tel est le paradoxe actif que je dois résoudre : il faut en même temps que ça se sache et que ça ne se sache pas : que l’on sache que je ne veux pas le montre : voilà le message que j’adresse à l’autre. Larvatus prodo : je m’avance en montrant mon masque du doigt : je mets un masque sur ma passion, mais d’un doigt discret (et retors) je désigne ce masque.
Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux
Citation phiLOLophique prête à l’emploi pour parler de l’utilisation d’un masque sur Chatroulette. ()
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Tim Burton désigné président du Jury du Festival de Cannes

C’est fait, on connait maintenant l’identité de celui qui succèdera à Isabelle Huppert comme président du Jury du Festival de Cannes cette année : Tim Burton.

Burton n’est pas vraiment à l’image de Cannes. Il y est rarement et ses films, quoique torturés, sont généralement populaires. D’ailleurs Burton c’est avant tout une marque, la garantie d’un style et d’un univers qui emporte l’adhésion de millions de fans dans le monde en particulier sur le web.

Tôt sur twitter le réactions ont été diverses mais un cri du coeur a attiré mon attention. Oui parce que je suis d’accord, Tim Burton est l’archétype du cinéaste surrévalué.

Pour preuve voici une discussion type autour du bonhomme :

A - Ah j’aaaadoooooore Tim Burton !
B - Mouais…
A - Non mais tu rigoles, c’est un génie ce mec !
B - Il a quand même pas fait tant de grands films que ça.
A - Quand même ! Edward aux mains d’argent, les Batman… L’étrange Noël de Mr Jack…
B - C’est pas lui le réal de Mr Jack.
A - Ah…
B - Non parce que Mars Attack, c’est cool, c’est potache mais bon.
A - Beetlejuice quand même !
B - Et La planète des singes tu vois c’est, comment dire…
A - Ed Wood c’est bien space, c’est pas mal non ?
B - Oh et d’ailleurs j’avais oublié cette bouse de Sweeney Todd !

Là un troisième mec arrive :

C - Quand même ses premiers films sont sympas : Pee Wee, Vincent…
A - Ah ouais ? Faudrait que je les vois…
B - Enfin bon on a fait le tour de la filmo c’est pas dément… A la limite j’aime bien Sleepy Hollow.
A - Ah ? Moi c’est pas mon préféré.

Voilà. Conseil du jour, méfiez vous des “j’aaaadoooooore Tim Burton !”.

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Formfall

Vous pouvez me poser des réponses, merci.

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Affiche anonymisée de Jurassic Park de Steven Spielberg.Plein d’autres à découvrir en cliquant dessus.

Affiche anonymisée de Jurassic Park de Steven Spielberg.
Plein d’autres à découvrir en cliquant dessus.

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Maintenant que la jeunesse
S’éteint au carreau bleui
Maintenant que la jeunesse
Machinale m’a trahi
Maintenant que la jeunesse
Tu t’en souviens souviens-t-en
Maintenant que la jeunesse
Chante à d’autres le printemps
Maintenant que la jeunesse
Détourne ses yeux lilas
Maintenant que la jeunesse
N’est plus ici n’est plus là
Maintenant que la jeunesse
Sur d’autres chemins légers
Maintenant que la jeunesse
Suit un nuage étranger
Maintenant que la jeunesse
A fui voleur généreux
Me laissant mon droit d’aînesse
Et l’argent de mes cheveux
Il fait beau à n’y pas croire
Il fait beau comme jamais
Quel temps quel temps sans mémoire
On ne sait plus comment voir
Ni se lever ni s’asseoir
Il fait beau comme jamais
C’est un temps contre nature
Comme le ciel des peintures
Comme l’oubli des tortures
Il fait beau comme jamais
Frais comme l’eau sous la rame
Un temps fort comme une femme
Un temps à damner son âme
Il fait beau comme jamais un temps à rire et courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire
Il fait beau comme jamais
Tant pis pour l’homme au sang sombre
Le soleil prouvé par l’ombre
Enjambera les décombres
Le cri du butor de Louis Aragon
(cité dans Les Chansons d’amour de Christophe Honoré) ()
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Mr. Nobody : Film nul et non avenu

- Alors ce film ?
- Quel film ?!

Colère, colère. Je sors tout juste de Mr. Nobody le film ultra-attendu de Jaco Van Dormael et je n’ai à en dire presque que du mal.

En fait pendant quasiment les trois plombes que durait le film (j’ai la flemme de vérifier la durée) j’ai vraiment cru qu’il n’allait rien se passer, que l’enchainement mollasson de scènes-clips (qu’on qualifierait sans conviction de “jolies mais chiantes” si on les voyait sur Vimeo) n’allait déboucher sur rien d’autre que le mot fin.

Dans ma tête, pour me calmer, je faisais tourner (comme des boules destressantes) les expressions “apologie du vide” et “éloge de la médiocrité”. Et puis finalement il s’est quand même passé quelque chose, pour la première fois dans le film une idée a pointé son nez. Cette idée je ne la révèlerai pas car elle est le seul intérêt du film, elle explique aussi l’intérêt du projet et l’attente qu’il a suscité.

Seulement voilà : au-delà de cette idée de dénouement il n’y a rien. Mr. Nobody ne tient qu’à ça, comme un torchon suspendu à son crochet, une résolution a priori géniale mais aucun développement pour la précéder.

Et puis le film enfile comme des perles des poncifs d’une stupidité rare (la palme à cette pathétique séquence effet papillon où la vapeur de cuisson de l’oeuf d’un ouvrier mexicain vient effacer d’une goutte de pluie un précieux numéro de téléphone à l’autre bout du monde).

Ajoutons, comme je le disais plus haut, que toutes les idées visuelles du film sont sur Vimeo (!) : ça fait de la mise au point à tout va, ça stop-motion de temps en temps, on a aussi de la foule en accéléré et de la typo animée… le même film deux ans plus tôt et on avait droit à un lipdub. Du coup l’ensemble est laid, sans âme, à l’ombre du cinéma.

Enfin, pour finir, je ne m’étendrais pas sur les aspects financiers du film parce qu’ils m’énervent aussi donc je vais juste laisser quelques mots-clés : Tax Shelter belge, coproduction, hold up

Ah, et parce qu’il est question de choix dans le film je vous invite quand même à découvrir la playlist dédiée à ce thème sur Vodkaster.

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Le cavalier fou

(la photo, trouvée sur flickr, est de Breff)

Je ne sais plus trop ce qui m’a mené à cette réflexion, mais je me suis demandé hier s’il était possible de dessiner le trajet d’un cavalier qui, depuis une case quelconque, visite une seule fois toutes les cases d’un échiquier et revienne au point de départ.

J’y repensais ce matin, avec l’idée de proposer à quelques matheux d’essayer de répondre à cette question, mais une simple requête google a suffit.

Voilà.

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Aujourd'hui, personne n'est mort

Aujourd’hui, personne n’est mort. La nouvelle est tombée comme ça. Au journal télé ils ont montré des hôpitaux, des petits africains faméliques, des champs de bataille, des autoroutes. Ils ont montré des avalanches, des feux de forêt, des atterrissages ratés, des chasseurs, des suicidaires, des vieux, des flics… et c’était pas triste, parce que personne n’était mort.

En soit la mort d’un homme n’est pas toujours une information. En fait, la plupart du temps, à moins qu’un proche ou quelqu’un de célèbre ne décède, on en a à peine conscience. La plupart du temps, la mort c’est des chiffres. 33 personnes décédées dans un accident de la route, 3 adultes et 2 enfants morts dans un incendie, une championne olympique et trois alpinistes disparus en montagne, 30 millions de victimes de la grippe espagnole…

Mais aujourd’hui rien de tout ça. Pas de chiffre, pas de visage, personne n’est mort.

On n’a pas tout de suite été sûrs, il a fallu attendre les confirmations des lieux les plus reculés, s’assurer que la vie avait bien continué partout dans le monde, vraiment partout. Et puis un peu fébriles, par superstition sans doute, des milliers de journalistes ont fini par annoncer la nouvelle : “Aujourd’hui, personne n’est mort.”.

Beaucoup ont pleuré d’une joie bizarre, et ont ainsi comblé le déficit de larmes de cette journée exceptionnelle. Certains ont dit sans trop y croire, que c’était peut-être fini, que désormais plus personne n’allait mourir.

Et puis finalement la mort a repris son cours, comme une horloge rouillée qui, juste une fois, refuse de sonner ; pour la blague.

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somewhere i have never travelled, gladly beyond
any experience,your eyes have their silence:
in your most frail gesture are things which enclose me,
or which i cannot touch because they are too near

your slightest look will easily unclose me
though i have closed myself as fingers,
you open always petal by petal myself as Spring opens
(touching skilfully,mysteriously)her first rose

or if your wish be to close me, i and
my life will shut very beautifully ,suddenly,
as when the heart of this flower imagines
the snow carefully everywhere descending;
nothing which we are to perceive in this world equals
the power of your intense fragility:whose texture
compels me with the color of its countries,
rendering death and forever with each breathing

(i do not know what it is about you that closes
and opens;only something in me understands
the voice of your eyes is deeper than all roses)
nobody,not even the rain,has such small hands

somewhere i have never travelled, gladly beyond de E. E. Cummings
(cité dans Hannah et ses soeurs de Woody Allen) ()
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