Le Tumblr d'IMtheRookie | Des choses à dire, à montrer, à partager…
Libre.

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La Pointe Courte (dir. Agnès Varda - 1955)
Persona (dir. Ingmar Bergman - 1966)
Love and Death (dir. Woody Allen - 1975)
Mulholland Dr. (dir. David Lynch - 2001)

(Source : strangewood, via 3couleurs)

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Postpartum

Vic Mackey face à Jon Kavenaugh (incarné par l’immense Forest Whitaker) dans la saison 5 de The Shield, un bloc monumental de tragédie télévisée :

Un édifice. Voilà comment j’aurais résumé la série The Shield en terminant hier le dernier épisode de la saison 5. L’impression que tout ce qui m’avait été montré jusque là n’avait d’autre but que d’installer les fondations de l’arc narratif intensément tragique de cette cinquième saison. En fait, à la métaphore de la construction il faudrait peut-être préférer celle de la mise au monde tant ce qu’on voit là est organique. C’est dingue comme ça grouille dans le commissariat et dans les rues de Los Angeles, c’est dingue comme ça sue sur tous les fronts, c’est dingue comme ça meurt et ça mord. Plutôt que la lente et méthodique élaboration d’un improbable chateau de carte, The Shield s’avère donc le long et douloureux accouchement d’un récit impossible. Cette saison 5 est l’enfant bâtard des quatre premières et pousse au maximum le retournement moral travaillé depuis les premiers épisodes. Le bien et le mal se rendent coup pour coup dans un chaos éthique saisissant. À vrai il n’y a plus qu’une morale, celle du récit. Cette saison 5 n’aurait jamais pu être un film, ni d’ailleurs une série courte, elle a un besoin vital intense du ventre qui l’a porté.

Il reste maintenant deux saisons et le titre de ce dernier épisode annonce le programme : « postpartum ». La série ayant enfin mis bas, il s’agit maintenant de gérer l’après. Les développement potentiels sont plein de promesses. Par sa dernière réplique, Vic Mackey nous l’assure dans son langage fleuri :

« We’re gonna find out who did this, and we’re gonna kill ‘em. »

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France-Espagne en avance comme-à-la-maison

Je me suis livré à une expérience scientifique : simuler le match France-Espagne sur FIFA 12. Scientifique parce que je suis très mauvais à FIFA. Une victoire des bleus entre mes doigts serait donc, comme en vrai, un exploit que la presse internationale ne manquera pas de saluer.

Pour vous faire vivre par le menu cet évènement d’envergure, je vous propose une sorte de commentaire LIVE… « comme-à-la-maison » diraient nos excellents amis de 20minutes.fr, qui nous permettra de savoir à l’avance si Iker Casillas devra s’incliner devant le talen de Karim Benzema.

D’abord un petit mot sur la composition. Koscielny remplace Mexès suspendu. J’ai opté pour le retour de Cabaye au milieu. Malouda remplace Ribery tout simplement parce que je ne le supporte plus. Ribery était cool en 2006 quand il était encore tout frétillant, heureux d’avoir ne serait-ce que le droit de sentir la sueur de Zizou dans la moiteur du vestiaire. Depuis qu’il est censé être le leader de l’Équipe de France, c’est tout simplement la merde. Ben Arfa est là malgré son match décevant contre la Suède parce que j’aime encore moins Ménèz que Ribery. Ça fait deux gauchers sur les ailes, mais qu’importe, c’est moi qui décide…

C’est parti !

1’ La France joue en blanc, ça commence mal.

2’ Alou Diarra perd un ballon au milieu de terrain.

4’ Le groupe français reste pour le moment bien en place, solide en défense, l’Espagne fait tourner et a tendance à reculer légèrement.

6’ C’est un match qui se joue pour le moment au milieu de terrain…

10’ Beau débordement de Ben Arfa qui efface Alba avant de centrer en retrait. Nasri manque son ciseau acrobatique à l’entrée de la surface.

15’ Bien lancé par Benzema, Nasri échoue seul face à Casillas qui effectue une belle sortie dans les pieds. Il ne faut pas gâcher ces précieuses occasions !

22’ Grâce à un pressing très haut, la France met en danger les tenants du titre qui restent malgré tout assez sereins.

25’ Suite à un cafouillage au milieu de terrain, Nasri (qui est décidément partout) intercepte le ballon et part seul en contre. Il drible Ramos et se présente seul face à Casillas qu’il trompe d’une frappe puissante du droit. Ouverture du score pour la France ! 1-0 !

28’ Nasri est dans tous les bons coups ! Sur un contre il hérite du ballon à l’entrée de la surface mais sa frappe est repoussée par Casillas. Benzema manque de peu sa reprise du gauche.

29’ Xavi rate complètement sa passe, bon contre pour l’équipe de France mené par Alou Diarra.

30’ Centre de Diarra pour la tête plongeante de Benzema bien captée par Casillas.

35’ Le rythme du match est nettement retombé.

37’ Bonne action de Cabaye lancé dans la profondeur par Nasri. Il tente une frappe enroulée du gauche qui passe malheureusement à côté du cadre.

43’ Faute de Clichy à 23m du but. Coup-franc dangereux pour l’Espagne.

44’ Xabi Alonso tire le coup de pied arrêté, mais sa frappe passe bien au dessus de la cage de Lloris.

45’ C’est fou, les français rentrent au vestiaire en menant au score et ce n’est pas volé. L’emprise de Nasri sur le jeu français est indéniable malgré quelques ratés…

MI-TEMPS

46’ Débordement de Malouda côté gauche qui centre d’un curieux coup du foulard pour Nasri. Le ballon est dégagé par la défense espagnole.

47’ Samir Nasri s’est blessé à l’épaule sur l’action, il doit sortir ! M’Vila entre en jeu.

48’ Tentative de débordement d’Iniesta bien contrée par la défense debout d’Alou Diarra.

53’ Les espagnols sont en train de prendre le dessus.

54’ Belle action construite par l’Espagne. Centre à ras de terre repoussé par la défense française.

55’ Contre très rapide mené par Florent Malouda. Sa frappe est finalement repoussée par Casillas.

57’ Ça va d’un but à l’autre, mais Fernando Torres ne parvient pas à éliminer Rami. Oui, vous avez bien lu.

60’ Grosse occasion de contre à 3 contre 2 pour la France, mais Ben Arfa est signalé en position de hors-jeu.

63’ Énorme frappe de Xavi depuis l’extérieur de la surface, mais le ballon passe à côté de la lucarne de Lloris.

65’ Entrée en jeu de Franck Ribery à la place de Florent Malouda inexistant.

68’ Les espagnols ont la maîtrise du ballon mais ne parviennent pas à se projeter efficacement en avant.

70’ Grosse occasion pour Iniesta qui efface Rami et tente un lob sur Lloris, mais le ballon passe au dessus de la transversale.

71’ Fabregas remplace Xabi Alonso.

78’ Superbe action de Karim Benzema qui dribble deux joueurs avant de décaler pour Hatem Ben Arfa. Crochet et frappe du gauche et BUUUUUT pour l’équipe de France ! 2-0 pour les bleus ! Fabuleux.

84’ Mata entre en jeu à la place de Sergio Busquets.

90’+1 M’Vila lance Karim Benzema d’une superbe passe en profondeur au dessus de la défense espagnole. L’attaquant français contrôle de la poitrine devant Piqué amène son ballon du droit puis frappe fort de l’intérieur du pied pour battre Casillas petit côté. 3-0

90’+3 C’est magnifique, c’est terminé, la France élimine le tenant du titre par un superbe 3-0 et se qualifie pour les demi-finales.

Incroyable mais vrai, c’est finalement la génération 87 qui triomphe de l’Espagne (comme en 2004) en éclaboussant la rencontre de son talent. Les matchs se jouent sur le terrain mais se gagnent dans les vestiaires ? Peut-être, mais en tous cas pas cette fois-ci.

Allez les bleus !

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Pénétrer le milieu

Une pure affaire commence comme un film américain. Le monologue vaguement existentiel de David, desperate père de famille, accompagne en off la caméra dans les suburbs (on doit en fait être à Créteil ou quelque chose comme ça) jusqu’au lit du personnage susmentionné (joué par l’excellent François Damiens) qui se réveille et se prépare pour une journée de turbin.

En fait de turbin, David travaille dans un grand cabinet d’avocat à la Défense. François Damiens en avocat, on n’y croit jamais vraiment… mais ce n’est pas un problème car l’inadéquation entre les personnages et leurs occupations constitue le principal ressort comique du film. En fait, tout « va mal » : la doudoune est trop grande et la voiture trop petite, c’est globalement la vie qui est mal ajustée.

Dont acte, la vie doit changer. Comme un cadeau tombé du ciel, quelques kilos de coke vont tout bouleverser, permettre à la famille Pelame de sortir de sa torpeur et à l’histoire de démarrer.

Quelque part entre Family Business et Braqueurs amateurs, on navigue en terrain connu (sans compter les séries Breaking Bad et Weeds). Une famille normale (ou presque) met le doigt dans de sales affaires et les ennuis commencent.

Décalage : comédie.

Reste à savoir comment la situation va être traitée. Entre la noirceur de ma première référence et la frénésie de la seconde, Une pure affaire ne choisit jamais vraiment. C’est d’abord tant mieux, le film gagnant ainsi en subtilité, mais en définitive dommage : la fin étant franchement ratée.

Quoi qu’il en soit, la richesse de ce sympathique premier film est ailleurs. On note d’abord la qualité de la mise en scène, de belles idées de plans et une photo soignée. Belle réussite aussi dans l’exercice qui consiste à filmer le quartier de la Défense et ses bureaux absurdes. On est ici dans la lignée d’autres films comme Du jour au lendemain, Notre univers impitoyable ou (encore mieux) La Personne aux deux personnes et c’est très bien. Le dernier bon point va évidemment aux acteurs, tous parfaits à part Nicolas Marié et Laurent Lafitte toujours un peu dans le sur-jeu, et la révélation de Pascale Arbillot bien meilleure que dans Les Petits mouchoirs. Damiens est tellement bon qu’il n’est presque pas nécessaire d’en parler : ni aussi grotesque que François l’embrouille, ni aussi austère que dans son rôle de La Famille Wolberg, il est juste et dans le ton.

Au final, si Une pure affaire a des faux airs de film américain, c’est paradoxalement parce qu’il accomplit l’utopie bien française d’être un « film du milieu ».

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iwdrm:

“I’m so tired! … Not surprised. It’s tiring to kill a man.”
Swimming Pool (2003)

iwdrm:

“I’m so tired! … Not surprised. It’s tiring to kill a man.”

Swimming Pool (2003)

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